Protection des races de poules en voie d’extinction

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L’INRA ne cesse d’intensifier sa collaboration avec plusieurs éleveurs en vue de conserver le patrimoine génétique de certaines races de volailles menacées de disparition.

D’après l’étude d’Élisabeth Blesbois, biologiste de l’INRA, la majorité des races de poules traditionnelles sont en péril. Autour de 55 races parmi la soixantaine disponible en France risquent en effet de disparaitre.

Les seules espèces qui ne sont pas en danger sont surtout les races utilisées au peuplement d’élevages à grande échelle.

La consanguinité favorise l’extinction

Pour les races traditionnelles, il n’y a plus que quelques troupeaux actuellement. Mais il faut savoir que les troupeaux existants sont également en voie de disparition à cause de la consanguinité et du problème sanitaire.

La France, étant l’un des leaders dans la conservation de patrimoine génétique, tente de ce fait de préserver le maximum de races possible. C’est pourquoi le pays a créé en 2004 une cryobanque aviaire. Celle-ci consiste à conserver des cellules de reproduction ainsi que des spermes des espèces de volailles en danger à une température de -196°C.

Des spécimens déjà conservés

Face à l’extinction, l’INRA a déjà procédé à la préservation de 53 races de poules différentes, de 4 canards de Pékin, de 7 canards de Barbarie ainsi que d’une oie. Actuellement, les chercheurs recherchent des cellules de reproduction et du sperme de pintade.

Par ailleurs, un autre projet de conservation a aussi été lancé en 2012 : ValBioDi. Son objectif est de préserver les races anciennes, puis les élever massivement et les commercialiser.

D’après Élisabeth Blesbois, l’institut collabore activement avec les éleveurs afin qu’ils fournissent des gènes à la cryobanque. En contrepartie, ils peuvent demander ce patrimoine génétique pour faire revivre la race.

À la recherche de volailles spécifiques

Les chercheurs s’intéressent particulièrement à certaines espèces comme l’oie de Touraine, la pintade Perle Noire, la poule noire du Berry ou encore le dindon de Sologne. D’après l’INRA, la poule noire commence déjà à être repeuplée avec 13 000 individus chaque année.

Concernant le dindon de Sologne, les chercheurs ne sont qu’au début du repeuplement, car de nombreux individus commencent à naitre alors que cette espèce ne comptait plus qu’une petite poignée auparavant.

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