Alexandre Bain, une victoire

Alexandre Bain, le producteur qui s’exporte sur les plus grandes tables du monde a gagné son combat contre l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO).

En septembre 2015, Alexandre Bain a perdu son Appellation Origine Controlé : Pouilly Fumé. À cette époque, Alexandre déclarait « qu’on lui avait retiré parce qu’il produisait différemment ».  En effet, ses champs sont labourés par des chevaux, n’utilise pas de pesticides chimique, une vendange tardive, vinification sans sulfites et très longue : près d’un an et demi après la vendange.
Les déclarations officielles font état de contrôles qui n’ont pu être réalisés sur l’ensemble de ses parcelles viticoles.
Ces nouveaux contrôles font suite à un contrôle de 2012 qui avait conclu qu’une partie de sa production était oxydée et éventée. Une insulte suprême pour Alexandre. Selon lui, cette conclusion était une incompréhension, car lui déclare que : « son vin doit se déguster autrement et n’est pas une perte de qualité ».En effet, il se bat depuis des années pour que ses productions ne ressemblent à aucune autre, et ceux, au sein même d’une appellation identique. Il s’estime comme un artiste incompris.
À la suite de ces événements, l’INAO lui adressait un courrier l’informant que son appellation lui était retiré.
Mais suite au déclaration de monsieur Bain, l’INAO déclarait que ce n’était pas un acharnement contre ses différences puisque ces 3 autres parcelles avaient obtenu l’appellation Pouilly-Fumé.

Fin mai au Tribunal administratif de Dijon (Côte d’Or), s’ouvrait donc un procès opposant les organismes de contrôle et Alexandre Bain. Selon le tribunal, ce jugement était disproportionné. Mais ce jugement remet grandement en cause l’autorité de la police des appellations de vins. La directrice de l’INAO, déclare avoir appliqué, contre ce vigneron, les sanctions présentes dans le règlement dans le cadre d’un refus de contrôle des parcelles. Selon elle, cette décision remet en cause leur travail et sur ceux des différents dispositifs de contrôle.
L’INAO dispose de quelques jours pour faire appel de cette décision.

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